Le traitement de la parodontite aide-t-il les patients atteints de DT2 à prendre en charge leur taux de glucose sanguin ?

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Résultats d’un essai randomisé, monocentrique, à groupes parallèles et avec investigateurs en aveugle mené sur une durée de 12 mois

Résultats d’un essai randomisé, monocentrique, à groupes parallèles et avec investigateurs en aveugle mené sur une durée de 12 mois

Contexte

Il est estimé que l’inflammation chronique est un mécanisme majeur qui sous-tend la physiopathologie du diabète de type 2. La parodontite est une cause d’inflammation systémique. Nous avons souhaité évaluer les effets du traitement de la parodontite sur le contrôle de la glycémie chez des personnes atteintes de diabète de type 2.

Méthodes

Dans cet essai randomisé, monocentrique, à groupes parallèles et avec investigateurs en aveugle mené sur une durée de 12 mois, nous avons recruté des patients atteints de diabète de type 2, d’une parodontite modérée à sévère et ayant au moins 15 dents, au sein de 4 hôpitaux locaux et 15 cabinets médicaux ou dentaires au Royaume-Uni. Nous avons affecté de manière aléatoire les patients (selon un rapport 1:1) à l’aide d’un tableau généré par ordinateur afin qu’ils reçoivent un traitement parodontal intensif (TPI ; détartrage sous-gingival complet de la bouche, traitement chirurgical de la parodontite [si les participants démontraient de bonnes pratiques d’hygiène buccale ; dans le cas contraire, nettoyage dentaire réalisé à nouveau], et traitement parodontal de soutien tous les 3 mois jusqu’à l’achèvement de l’étude) ou traitement parodontal témoin (TPT ; détartrage et polissage supra-gingivaux aux mêmes moments que dans le groupe du TPI). L’attribution des traitements a inclus une procédure de minimisation en termes d’apparition du diabète, de statut tabagique, de sexe et de sévérité de la parodontite. L’affectation au traitement a été dissimulée dans une enveloppe opaque et révélée au clinicien le jour du premier traitement. À l’exception du personnel dentaire ayant réalisé le traitement et les examens cliniques, l’ensemble des investigateurs de l’étude étaient en aveugle vis-à-vis de l’affectation aux groupes. Le critère d’évaluation principal était la différence entre les groupes concernant le taux de HbA1c à 12 mois dans la population en intention de traiter. Cette étude est inscrite au registre ISRCTN, sous le numéro ISRCTN83229304.

Résultats

Entre le 1er octobre 2008 et le 31 octobre 2012, nous avons affecté de manière aléatoire 264 patients au TPI (n = 133) ou au TPT (n = 131). La totalité de ces patients ont été inclus dans la population en intention de traiter. À l’entrée dans l’étude, le taux moyen de HbA1c était de 8,1 % (écart type : 1,7) dans les deux groupes. Après 12 mois, le taux moyen non corrigé de HbA1c était de 8,3 % (erreur type : 0,2) dans le groupe TPT et de 7,8 % (0,2) dans le groupe TPI ; après correction pour prendre en compte le taux de HbA1c à l’entrée dans l’étude, l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le statut tabagique, la durée du diabète et l’IMC, le taux de HbA1c était inférieur de 0,6 % (IC à 95 % : 0,3–0,9 ; p< 0,0001) dans le groupe TPI par rapport au groupe TPT. Au moins un événement indésirable a été signalé chez 30 des 133 patients (23 %) du groupe TPI et chez 23 des 131 patients (18 %) du groupe TPT. Des événements indésirables graves ont été rapportés chez 11 patients (8 %) du groupe TPI, dont 1 décès (1 %), et chez 11 patients (8 %) du groupe TPT, dont 3 décès (2 %).

Interprétation

Par rapport au TPT, le TPI a réduit le taux de HbA1c chez des patients atteints d’un diabète de type 2 et d’une parodontite modérée à sévère après 12 mois. Ces résultats suggèrent qu’une évaluation de la santé buccale et un traitement de la parodontite systématiques pourraient avoir leur importance pour une prise en charge efficace du diabète de type 2.

Financement

Diabetes UK et Institut national pour la recherche en matière de santé du Royaume-Uni (UK National Institute for Health Research).

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